Le très haut débit

La nouvelle ère des communications, débutée depuis une dizaine d’années, fait des réseaux de télécommunication des éléments essentiels. Les offres et les usages de communications fixes et mobiles sont ainsi en constante évolution.

Les services tels que Internet / le multimédia / la télévision / la vidéo à la demande / la sauvegarde et l’accès de données sur site distant / le Cloud… font l’objet de demandes de plus en plus fortes de la part des particuliers et des professionnels.

Ces derniers imposent des débits de plus en plus élevés. Les seuils sont établis de manière générale tels que :

  • BD : Bas débit : jusqu’à 2 Mbit/s
  • HD : Haut débit : de 2 à 30 Mbit/s
  • THD : Très haut débit : plus de 30 Mbit/s

Les besoins en bande passante sont également de plus en plus élevés compte tenu du développement des usages, de la multiplication des utilisations, du e-commerce, des réseaux sociaux…

Afin de répondre à ces différents besoins, la fibre optique a été déployée, il y des dizaines d’années, au niveau des réseaux de transport (flux au niveau international et national), puis au niveau des réseaux de collecte (réseau régional).

Depuis les années 2000, les abonnés accèdent à Internet via le réseau d’accès par ADSL puis ADSL 2+, technologie utilisant le cuivre de télécommunications installé dans les années 1970 par France TELECOM.

L’ADSL 2+ permet d’atteindre 20 Mbits / s environ, soit du haut débit, mais cette performance diminue en fonction de la distance. Afin de répondre à la demande forte en très haut débit, le plan France Très Haut Débit a été mis en place. Il permet de déployer majoritairement la fibre optique au niveau des quartiers et si possible, au plus près des usagers.

Lorsque l’accès au THD (très haut débit) est supérieur à une période de 36 mois et notamment dans les communes rurales, la technologie de la MeD (Montée en Débit) peut être utilisée. Elle permet de déplacer le DSLAM (équipement ADSL) au plus près de l’abonné en utilisant toujours le cuivre sur la partie terminale.

Dès que la fibre optique est utilisée dans l’infrastructure, la déclinaison FTTX est utilisée. Les plus connues sont ainsi :

  • le FTTH : fiber to the home (fibre jusqu’à l’abonné).
    Il s’agit de la technologie la plus efficace à long terme (allant jusqu’à du 10Gbit/s)
  • le FTTLA : fiber to the last amplifier
    Cette technologie utilise comme dernier lien le câble coaxial. C’est l’une des solutions les plus déployées aujourd’hui pour accéder au 30 Mbit / s (au très haut débit). Cette solution a l’inconvénient d’être moins pérenne à long terme.
  • le FTTO : fiber to the office
    Il s’agit de l’offre dédiée aux entreprises.
  • le FTTDP : Fiber to the distribution point. Cette technologie consiste à combiner la fibre optique et le cuivre installée (max 300m) afin de permettre l’accès au THD (très haut débit). Il s’agit du VDSL 2.

Outre, ces déclinaisons les plus connues, il existe également le FTTB (B pour building), le FTTC (C pour Cabinet).

Aujourd’hui la majorité des territoires ont déposé des dossiers auprès de l’Agence du Numérique afin de permettre aux citoyens, particuliers et entreprises d’accéder au THD (très haut débit) via notamment les différentes technologies FTTH (Point à point et GPON (la plus utilisée)).

Un réseau PON est constitué de 3 éléments : l’OLT (élément actif situé au central), l’ONT (élément actif situé chez l’abonné) et les coupleurs (composant par fibre optique).

En fonction de la zone ZMD (zone moyennement dense), zone ZTD (zone très dense), plusieurs architectures des réseaux par fibre optique FTTH – FTTX seront déployées selon les règles de base définies par l’ARCEP (autorité de régulation des communications électroniques et des postes).
Dans les zones très denses telles que Lyon, Marseille,Paris, les réseaux très haut débit sont déployées par les opérateurs privés en FTTLA ou en FFTH (fibre optique jusqu’à l’abonné). Certaines zones, relativement denses telles que les agglomérations de Valence, Saint Etienne Métropôle, Le Grand Poitiers, en général toutes les agglomérations ayant une densité de population conséquente, sont des zones dites AMII (Appel à manifestation d’intention d’investir). Elles sont également des réseaux à très haut débit déployés par les opérateurs tels que Orange, Free, SFR / Numéricable.

Les zones moins denses (ZMD) dont les zones rurales sont, quant à elles prises en charge par les collectivités, les réseaux d’initiative publique. Les réseaux THD (Très Haut Débit) sont conçus et déployés par les collectivités qui seront ensuite utilisés par les opérateurs nationaux, régionaux ou locaux pour apporter les services aux usagers.

Les réseaux d’initiative publique gèrent le réseau d’accès, la BLOM (la boucle locale optique mutualisée), qui va remplacer à terme la BL (boucle locale cuivre). Plusieurs points fonctionnels existent dans la BLOM, le NRO (nœud de raccordement optique), point central, le PM (point de mutualisation), le PB (point de branchement) et la PTO (prise terminale optique).

 

Très Haut Débit

 

Le déploiement sera ainsi réalisé selon plusieurs zones :

  • le réseau de transport (du NRO (nœud de raccordement optique) au PM (point de mutualisation)
  • le réseau de distribution (du PM au PB (point de branchement)
  • le raccordement abonné

Le projet de déploiement du très haut débit sur l’ensemble du territoire français est un projet ambitieux qui va nécessiter de la main d’œuvre. Ainsi il existe une demande de plus en plus forte de la part des entreprises pour recruter de nouveaux collaborateurs qui pourront participer à la réalisation du déploiement du NRO au PB et au raccordement abonné.

EXPERIDE, organisme de formation, depuis 2008, propose des formations courtes destinées aux salariés et aux demandeurs d’emploi qui souhaitent acquérir des compétences dans la conception et le déploiement de réseaux très haut débit (THD ) par fibre optique ou par cuivre (le tirage, le raccordement et la mesure des liens réalisés).

Nous proposons également des formations longues permettant aux personnes ayant un niveau bac +2 (niveau 3) d’être formé au métier de dessinateur / projeteur pour réseaux par fibre optique dont le FTTH. Outre le dimensionnement des réseaux, la formation concerne également les règles GCBLO permettant d’utiliser les infrastructures existantes de France Telecom / Orange, l’utilisation de logiciel métier tel que les SIG…

Enfin des formations longues sont également proposées aux personnes ayant un niveau 5 (BEP ou CAP) permettant d’apprendre le métier de technicien installation par fibre optique et de savoir notamment raccorder du NRO au PB, ou d’être en contact avec le client final en devenant installateur du lien terminal.